Mardi 26 juin 2007 2 26 /06 /Juin /2007 20:55

....« avec le taux actuel d'amniocentèses, il y a plus de grossesses
normales qui s'interrompent pour fausse couche que d'enfants
trisomiques dépistés »....

Le Parisien constate en effet sur une page que « 15 % des femmes
françaises enceintes subissent aujourd'hui une amniocentèse. Le
record du monde ! ».
« A tel point que des médecins veulent faire passer ce taux à 5 % »,
remarque le journal.
Le quotidien cite ainsi le Pr Jacques Milliez, chef de service
gynécologie-obstétrique de l'hôpital Saint-Antoine, à Paris, qui note
qu'« avec le taux actuel d'amniocentèses, il y a plus de grossesses
normales qui s'interrompent pour fausse couche que d'enfants
trisomiques dépistés ».
Le journal cite en outre le Pr René Frydman, de l'hôpital Béclère à
Clamart (Hauts-de-Seine), qui remarque que « compte tenu de tous les
procès sur l'anténatal, si un médecin voit un résultat revenir élevé,
il ne veut pas prendre de risque. Or, à force de ne pas vouloir
prendre de risque, on prend le risque de faire mourir des fœtus
normaux ».
Le Parisien note que « cette surchauffe sur les amniocentèses
s'explique par un dépistage en cascade ».
Le quotidien relève que « la Haute Autorité de santé vient de publier
une recommandation qui devrait révolutionner le dépistage ».
Le journal indique ainsi que, « convaincue que «l'amniocentèse est à
l'origine de fausses couches et source d'anxiété pour les femmes», la
HAS recommande de laisser tomber la prise de sang du deuxième
trimestre pour effectuer un dépistage global de la trisomie dès le
premier trimestre ».
Le Parisien note toutefois que « du côté du cabinet de Roselyne
Bachelot, la prudence est de mise », ce dernier indiquant que «
l'avis de la HAS est intéressant, mais il nous faut étudier dans
quelles conditions on peut mettre en place le nouveau dépistage. Le
problème étant de contrôler comment les professionnels qui
utiliseront le nouveau logiciel seront formés ».
Le Pr Milliez observe en effet : « Les tests sériques sont
biochimiques, précis. La mesure de la nuque est subjective. Les
biologistes sont réticents à voir leur test pollué par un paramètre
possiblement aléatoire ».
Le Parisien relève que « le nouveau dispositif générerait davantage
de biopsies du trophoblaste (prélèvement placentaire) à la place des
amniocentèses. […] La biopsie peut entraîner des fausses couches, de
l'ordre de 1 à 1,5 %, contre 0,5 à 1 % pour l'amniocentèse ».

Source : "Le Parisien", 26 juin 2007



 

Par Naître Et Grandir Ensemble - Publié dans : La grossesse
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Jeudi 21 juin 2007 4 21 /06 /Juin /2007 13:06

Allaiter des enfants d'âges différents, une drôle d'idée? Pourquoi des familles font-elles ce choix? Comment cela se passe-t-il pour la mére et ses enfants, pendant la grossesse et aprés la naissance du bébé?

Se retrouver à allaiter plusieurs enfants, ce n'est pas toujours un choix fait à l'avance. Le bébé ou le bambin est allaité, et la mère ne projette pas de sevrer son enfant ou préfère le laisser se sevrer naturellement. Un nouveau bébé s'annonce alors. Que faire? Si la mère et son enfant le souhaitent, il est tout à fait possible de continuer l'allaitement pendant la grossesse, puis aprés la naisance du bébé.

Que se passe-t-il pour la mère et sa lactation?

Quand une nouvelle grossesse commence, la lactation va obligatoirement évoluer, en quantité et en composition. Le volume de lait produit sera plus faible. Toutefois, cette évolution à la baisse pourra être différente d'une mère à l'autre : certaines conserveront un certain niveau de lactation, d'autres n'auront plus du tout de lait, ou juste quelques gouttes. Cette baisse est généralement observée à partir du deuxième trimestre de grossesse. Si l'enfant qui tète est encore à un âge où il a besoin d'un apport de lait important, l'allaitement peut ne plus lui suffire. Il faudra alors compléter avec d'autres laitages, mangés à la cuillère par exemple.

La composition du lait va se modifier peu à peu, pour revenir à une composition proche de celle du colostrum. Finalement, qu'un autre enfant tète ou non, cette évolution aura lieu dans tous les cas au cours de la grossesse.

Côté sensation, il peut également y avoir des changements. Certaines mères auront les mamelons plus sensibles, ce qui rendra les tétées moins confortables, voire parfois même impossibles. Cet inconfort s'estompe souvent, en partie ou totalement, aprés le premier trimestre de grossesse. D'autres mères se sentiront obligées de raccourcir les tétées, voire de les suspendre pendant quelques temps, ou même de sevrer totalement leur enfant.

Il arrive également que la mère se surprenne à avoir des réactions de rejet vis-à-vis de son enfant allaité, pendant la grossesse, voire pendant le co-allaitement.

Aprés la naissance, la lactation continue son évolution habituelle : le nouveau né boit du colostrum les premiers jours, puis la montée de lait se fait et le lait se transforme peu à peu en lait mature. La seule différence en cas de co-allaitement, c'est que la lactation va s'adapter à partir de la montée de lait à la demande de 2 enfants et non uniquement du nouveau-né. Un peu comme dans le cas de la naissance de jumeaux.

Que se passe-t-il pour les enfants allaités?

Pendant la grossesse comme aprés la naissance, l'enfant allaité peut se sentir rassuré de conserver une place dans les bras de sa mère, à son sein, et donc dans son coeur. D'autant plus que les bambins ont souvent des phases "crampons" lors de la grossesse et encore plus aprés la naissance. Les mères font souvent la remarque qu'elles trouvent leurs enfants co-allaités plus complices, moins jaloux l'un de l'autre.

Au cours de la grossesse, certains enfants peuvent ne pas apprécier le changement de goût du lait qui redevient du colostrum, ou être frustrés par le moindre volume qu'ils obtiennent. Ils pourront alors refuser le sein et se sevrer. Il sera souvent difficile de savoir si le moment du sevrage naturel était arrivé pour eux, ou si les changements dus à la grossesse ou la présence du nouveau-né les y a poussés. Que ce soit la décision du bambin (en rapport ou non avec la nouvelle grossesse ou le nouveau bébé) ou celle de la mère (qui ne supporte plus les tétées pendant la grossesse ou aprés la naissance), le bambin peut avoir envie de goûter, voire de reprendre les tétées, aprés la naissance du nouveau-né.

D'un point de vue pratique

Pendant la grossesse, si la succion n'est pas confortable pour la mère, elle peut demander à son bambin de réduire le nombre de tétées et leur durée. Plus l'enfant sera âgé, plus il aura la possibilité de comprendre la situation et d'aider sa mère. Pour gérer l'inconfort, on peut aussi demander à l'enfant d'ouvrir bien grand la bouche, pour limiter les frottements. La position d'allaitement s'adaptera en fonction du ventre de la mère pour son confort : par exempl dans les bras mais un peu plus loin, en ballon de rugby, allongés côte à côte, etc.

Aprés la naissance, la mère doit être attentive à ce que son nouveau-né puisse téter autant qu'il le souhaite et qu'il recoive tout ce colostrum dont il a besoin. Dès que la montée de lait s'est faite, cette vigilance peut s'estomper pour finalement disparaître. La lactation se sera adaptée en quantité pour les 2 enfants.

L'organisation des tétées entre les enfants se fait au jour le jour, rien n'est figé. Certaines mères font téter leurs enfants ensemble, un à chaque sein. D'autres préfèrent faire téter un enfant aprés l'autre. Lorsque le nouveau-né téte, la mère peut proposer une activité calme ou une lecture au plus grand. Ou même une petite tétée express. De manière générale, il vaut mieux ne pas attribuer un sein à chaque enfant. L'alternance peut se faire lors de chaque tétée, ou d'un jour s'ur l'autre. Chaque sein produisant de manière différente, ceci permet d'assurer une stimulation optimale.

Source : Magazine "Grandir Autrement" Mai-Juin 2007

 

Par Naître Et Grandir Ensemble - Publié dans : Nourrir son enfant (au sein)
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Samedi 19 mai 2007 6 19 /05 /Mai /2007 20:20

Un nombre croissant de futurs parents souhaitent échapper à la surmédicalisation et être acteurs de la venue au monde de leur bébé. Pour ce faire, ils peuvent élaborer un projet de naissance, contrat informel passé avec l'équipe médicale chargée de l'accouchement, dans le sens d'un plus grand respect de leurs attentes.

Qu'est ce qu'un projet de naissance (PN)

Le PN permet aux parents de préciser quels gestes médicaux ils souhaitent éviter à la maman et au bébé lors de l'accouchement, et lesquels ils souhaitent privilégier. Il est établi entre le couple et l'équipe médicale chargée d'accompagner la naissance de l'enfant, la plupart du temps en milieu hospitalier. C'est comme son nom l'indique, un projet. Il n'a donc pas valeur impérative, mais il peut faire office de contrat informel. Il est préférable de le rédiger par écrit, tant pour se mettre les idées au clair que pour permettre au PN de circuler parmi les soigants et, si possible, d'être inséré dans le dossier médical.

Pourquoi faire un projet de naissance?

"Le PN est l'occasion pour les futurs parents de réfléchir à ce qu'ils souhaitent afin de ne pas se laisser engloutir par la médicalisation des accouchements et d'être acteurs à part entière de la venue de leur bébé" souligne Sophie Gamelin-Lavois, consultante en périnatalité et fondatrice de l'Alliance Francophone pour l'Accouchement Respecté (AFAR).

D'un point de vue juridique, le PN n'est autre que la concrétisation du "contrat de soins" entre médecin et patient prévu par l'article 32 du Code de déontologie médicale. Il trouve aussi son relais dans l'article L-111164 du code de la santé publique, qui permet au patient d'opposer un refus devant tout acte médical. Par ailleurs, la création d'un tel projet est recommandé dans le rapport Mattéi de 2003, le plan périnatalité 2005-2007 et un rapport de la Haute Autorité de Santé de 2005.

Quand faut-il s'y prendre?

Le PN est le résultat d'un cheminement de longue haleine et est susceptible d'évoluer au fil de la grossesse. De plus, il est évident que les "négociations" avec le corps médical sont d'autant plus difficile que la grossesse est avancée. C'est pourquoi il est important d'y travailler en amont. L'idéal serait de commencer à s'informer sur les vigueurs en pratique dans les maternités avoisinantes avant de faire son choix.

Comment le rédiger?

Couchez vos souhaits et vos refus (dans cet ordre de préférence) sur le papier. Vous pouvez avoir recours à une lettre-type, mais pas question de faire un simple copié-collé! Quant au ton, restez "soft" : le PN n'est pas une plate-forme revendicative, mais une base de négociations, dans le cadre d'une communication cordiale et respectueuse. "Gardez à l'esprit que si le patient peut s'opposer à un acte médical, ajoute Sophie Gamelin, le médecin, de son côté, peut refuser de prendre en charge une patiente qui n'adhére pas à sa pratique!". Dans cette optique, éviter de "balancer" la totalité de l'arsenal juridique! Il sera bien temps de dégainer vos droits en cas de conflit. Privilégiez les formulations positives, telles que "nous préférerions" ou "si la condition du bébé et de la mère le permet", à des phrases du type "nous refusons" ou "nous nous opposons formellement". De même, il peut être avantageux d'expliquer la raison des choix : "j'apprécierais que l'on fasse un usage modéré du monitoring afin de me permettre le plus de mobilité possible"... Sur le fond, attention aux demandes impossibles ou irréalistes. "Par exemple, précise Sophie Gamelin, on ne peut s'opposer à priori à une épisiotomie si le bébé nait en siège". Pour mettre toutes les chances de votre côté, vous pouvez demander conseil à une association comme l'AFAR.

Et le jour J?

Faites plusieurs exemplaires du projet (dossier, équipe médicale...) et apportez en un avec vous le jour J. Gardez toutefois à l'esprit que même si votre projet a reçu un excellent accueil tout au long de votre grossesse, rien n'est pourtant acquis. D'une part, les soignants présents ce jour-là ne le connaitront pas par coeur. Il faudra donc leur rappeler certains détails à chaud, improviser en fonction de la situation. D'autre part, tout dépendra du déroulement de l'accouchement. En cas de complications, les praticiens peuvent être amenés à refuser certaines requêtes pour assurer le bon déroulement de la naissance. A l'inverse, la négociation se joue à tout moment : même s'il n'a pas été discuté avec l'équipe, vous pouvez toujours refuser un acte médical.

Source : Magazine "Grandir Autrement" Mai-juin 2007

Par Naître Et Grandir Ensemble - Publié dans : La naissance dans tous ses états
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Vendredi 18 mai 2007 5 18 /05 /Mai /2007 17:17

Approche affective par le toucher, l'haptonomie permet à la maman et au papa d'entrer en communication avec leur bébé dès la grossesse. Et de rester connectés à lui tout au long de l'accouchement pour accompagner sa venue au monde.

Du grec "haptein" qui signifie toucher, l'haptonomie se définit, selon les termes de son fondateur Frans Veldman, chercheur en sciences de la vie, comme la science de l'affectivité. Grâce à un contact tactile établi en posant leurs mains sur le ventre de la maman, les parents entrent en contact avec leur bébé in utéro et créent avec lui une relation affective.

Un accompagnement à la parentalité

L'haptonomie ne se résume donc pas à une simple préparation à l'accouchement. "C'est un véritable accompagnement à la parentalité qui permet également de se préparer à la naissance de l'enfant", précise Catherine Dolto, médecin haptothérapeute. Au nombre de huit, les séances débutent dès le troisième mois de la grossesse, chez un professionnel formé à l'haptonomie, en général sage femme, gynécologue ou psychologue. Cet accompagnement se déroule dans l'intimité de l'haptothérapeute et du trio père-mère-futur bébé. Car contrairement à d'autres préparations, le papa est trés présent et trés impliqué. Tout commence par une sensibilisation au toucher haptonomique. "C'est un contact plein de respect, une invitation pour le bébé, confie la sage femme. Les parents sont autour de lui et s'ouvrent à une écoute perceptive trés fine." Le bébé, lui, se manifeste trés rapidement.

Soulager les maux de la grossesse

Mais l'haptonomie ne consiste pas seulement à faire coucou à son bébé, comme on pourrait le penser. Au fil des séances, le papa apprend les gestes pour replacer le bébé dans son berceau naturel, ni trop bas, ni trop en avant, afin d'atténuer l'apesanteur ressenti par la maman et soulager ses petits maux de la grossesse.

Accompagner la naissance de son bébé

Le couple se prépare également au jour J. "On considère que l'enfant participe lui-même à sa naissance, qu'il cherche son chemin et que le rôle des parents est de le guider vers la sortie", poursuit le médecin haptothérapeute. "La maman n'expulse pas son bébé mais elle lui ouvre activement le passage vers le monde ". Durant le travail, le couple se connecte avec son bébé grâce au toucher. Soutenue par son compagnon, la maman peut acceuillir les contractractions et les accompagner pour dilater le col.

Et la maternité?

Comme le précise Lionel Charvin, "guider son enfant de la sorte est incompatible avec une péridurale, la maman ne devant pas être coupée de ses sensations." La question se pose alors de la réalisation d'un tel accouchement en structure hospitalière. S'informer des habitudes de la maternité où l'on souhaite accoucher et de la liberté qu'elle laisse aux parents est donc fortement conseillé.

Source : Magazine "Grandir Autrement" Mai-Juin 2007

 

Par Naître Et Grandir Ensemble - Publié dans : La grossesse
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Samedi 28 avril 2007 6 28 /04 /Avr /2007 14:11

Rien ne va plus! Votre bébé tète goulument, voire si vite qu'il avale de travers, puis il s'énerve comme s'il n'y avait plus de lait. Pourtant, vous avez vu gicler votre lait quand votre bébé a lâché le sein. Les tétées deviennent un combat, vous ne savez plus ce que veut votre bébé.

Pendant cette période éprouvante pour le bébé comme pour sa mère, il est essentiel que cette dernière soit soutenue. Le comportement de son bébé ne signifie absolument pas qu'il la rejette, ni qu'il ne veuille plus du sein. Il montre simplement qu'il y a un problème, donc une solution, même s'il faut un peu de temps pour arriver à une situation plus paisible.

Comment identifier un réflexe d'éjection fort?

Quand le bébé lâche le sein en cours de tétée, ou quand vous exprimez votre lait, de petits jets de lait peuvent sortir du sein. Il arrive aussi que ce flux de lait ne soit fort que lorsque bébé tète. On l'entend avaler de grosses goulées de lait, voire avaler de travers et tousser. Les tétées sont génèralement rapides. Il est également possible que le besoin de succion du bébé ne soit pas satisfait au sein et qu'il se rabatte sur autre chose, comme ses doigts. Le bébé peut s'enerver si on lui propose le sein, alors qu'il ne cherche qu'à tétouiller pour s'endormir par exemple. Les tétées nocturnes ou allongés, ou allongées, sont souvent plus paisibles. D'autres signes peuvent également mettre sur la piste d'un REF. Si le bébé a tendance à avoir des régurgitations, voire un Reflux Gastro-Oesophagien (RGO), un REF peut amplifier le problème. Les selles du bébé peuvent aussi devenir vertes et explosives. Dans les premières semaines, le bébé peut aussi prendre vraiment beaucoup de poids.

Quels sont les risques si on ne fait rien?

Un bébé confronté à un REF peut tout à fait réussir à gérer le flux de lait, dés le début ou en grandissant. Par exemple, il lâchera le sein quand le lait arrive trop fort, laissera couler du lait, puis reprendra le sein. La situation peut tout de même être pénible pour lui, puisque la tétée doit être interrompue. D'autres bébés vont s'habituer à un débit rapide de lait, et s'énerveront entre deux flux de lait ou lors d'un moindre débit de lait plus tard dans la tétée.

Du côté de la maman, quand le lait gicle partout, cela peut aussi être difficile à gérer, surtout quand les tétées se font hors de la maison. Certains bébés adoptent une stratégie visant à réduire la force du flux de lait qui sort en pinçant le mamelon, situation bien inconfortable et douloureuse pour la mère...

A plus long terme, il arrive que certains bébés diminuent leur temps passé au sein, afin de réduire ces moments peu confortables. Il y a alors deux risques : les seins, moins stimulés, diminuent leur production de lait; et le bébé, tétant le minimum vital, boit moins de lait et prend moins de poids. La situation extrême est un bébé qui refuse complètement le sein, ou ne l'accepte que dans des moments de demi-sommeil.

Comment améliorer la situation?

Sans diaboliser le moindre jet de lait un peu fort, ou la moindre selle verte, il est important de garder à l'esprit la possibilité d'un REF afin d'agir rapidement. Car plus on agit vite, plus le problème s'améliorera rapidement. Il est également important d'identifier le problème : faut-il lutter contre les effets directs d'un REF actuel, ou contre les effets négatifs d'un ancien REF?

Dompter un REF : un travail de longue haleine

Il faut souvent agir sur plusieurs fronts, et ce pendant plsuieurs jours, lors de chaque tétée, avant de voir une amélioration.

- Proposer souvent le sein : un bébé moins affamé tète moins fort; le sein, plus vide, a une pression interne plus faible donc un flux de lait moins fort

- Des positions d'allaitement pour diminuer la force du flux de lait : des tétées allongées sur le côté, voire même avec bébé couché à plat ventre en travers de sa mère, celle-ci étant allongée sur le dos, fonctionnent souvent bien

- Laisser couler le lait si le flux est fort, puis remettre bébé au sein

- Baisser la pression interne des seins : exprimer un peu de lait juste avant la tétée pour lui proposer un sein moins tendu

- Ne pas stimuler par d'autres moyens la lactation : éviter d'exprimer du lait en grandes quantités, de porter des coquilles d'allaitement, d'utiliser des aliments et tisanes galactogènes (fenugrec, malt,etc)

Et quand rien ne fonctionne...

Quand tous ces moyens ont été testés plusieurs jours sans succés, et que le REF gêne toujours le bébé et sa mère, une autre astuce est possible. L'objectif est de réduire la production de lait afin de l'adapter aux besoins du bébé, sans toutefois trop la réduire. On laisse le bébé téter le même sein plusieurs tétées de suite, tout en gérant l'autre sein soi-même, en exprimant juste ce qu'il faut de lait pour le confort (mais sans vider le sein pour ne pas stimuler). Les urines (et les selles si le bébé a moins de 4-6 semaines) seront un bon indicateur pour vérifier que la production n'a pas trop baissé.

D'autres situations délicates

Il arrive qu'un bébé ne tète pas efficacement au sein et ait besoin de ce REF pour obtenir sa ration de lait. Il est donc important de vérifier que le bébé tète correctement au sein avant d'agir sur un REF.

Il est également possible que la situation ait empiré au point que le bébé refuse le sein. Les solutions seront alors différentes, avec comme objectif de montrer au bébé les plaisirs du contact au sein, et nécessiteront parfois même une relance de la lactation.

Source : Magaine "Grandir Autrement" Mars-Avril 2007

Par Naître Et Grandir Ensemble - Publié dans : Nourrir son enfant (au sein)
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